L'imprimerie est un ensemble de techniques permettant de reproduire des écrits et des illustrations en grande quantité sur des supports plans, généralement du papier, et pouvoir ainsi les distribuer à grande échelle. Les techniques, communément appelées chaîne graphique, vont de la composition des textes au façonnage (reliure, pliure…) en passant par le traitement des illustrations (photogravure, photos, dessins, gravures), l'impression et la relecture. Le terme d'industries graphiques est apparu après la Deuxième Guerre mondiale pour remplacer celui d'imprimerie trop générique. Johannes Gensfleisch zur Laden zum Gutenberg, dit Gutenberg (on trouve également parfois l'orthographe francisée Gutemberg), né vers 1400 à Mayence dans le Saint-Empire romain germanique et mort le 3 février 1468 dans sa ville natale, était un imprimeur allemand dont l'invention a été déterminante dans la diffusion des textes et du savoir.Novateur dans l'usage des caractères métalliques mobiles, il est considéré comme l'inventeur de l'imprimerie typographique en Europe, Bi Sheng ayant inventé les caractères mobiles en argile bien plus tôt (entre 1041 et 1048) en Chine. Son invention va révolutionner les méthodes traditionnelles de production des livres.Alors que son invention est considérée comme un événement majeur de la Renaissance, Gutenberg connut une existence difficile. Il sera spolié de son matériel par l'un de ses associés, Johann Fust, et ne sera sauvé de la misère que grâce à Adolphe II de Nassau qui lui accorda une pension à vie et le titre de gentilhomme de sa cour.La profession exige du soin, de la minutie et une grande rigueur. Il faut agir vite et bien, car le respect des délais est impératif. Par ailleurs, une perception correcte des couleurs est indispensable, notamment pour les contrôles qualité. Un sens certain de l’esthétique est préférable, en particulier pour conseiller les clients.

Le Français Guillaume Massiquot (1797-1870) dépose un brevet pour sa machine. Pour une raison inexpliquée son nom se transforme en « massicot » et devient, en France, le nom générique de ce type de machine. Avant de breveter son invention Massiquot avait construit un modèle à levier tel que l'on peut voir encore de nos jours : le levier tire une bielle qui entraîne un porte-lame jusqu'à la table et le remonte. Par contre, le massicot breveté était entraîné par un volant et un engrenage manuel : une presse bloque la pile de papier, tandis qu'une lame à mouvement oblique descend pour couper le papier. Le principe de coupe est celui de la lame contre support qu'il ne faut pas confondre avec celui de la cisaille qui utilise le principe de lame et contre-lame. Ce principe est toujours le même sur les massicots modernes. Les massicots sont dès le XIXe siècle successivement perfectionnés par les fabricants Fomm et Krause en Allemagne, Furnival en Angleterre, Oswego et Seybold aux États-Unis.

Le thermorelief, ou gaufrage, aussi appelé estampage ou embossage. est un procédé qui permet de créer un relief, de "creuser" une empreinte dans le papier lui-même, sans adjonction d’encre systématique juste par pression d'une forme et d'une contre forme. Le gaufrage crée une sorte de bas-relief, une impression ton sur ton. C’est la lumière qui joue sur le papier qui donne tout son sens au gaufrage. Nous l’utilisons aussi bien pour un texte que pour un travail graphique. C’est un procédé noble et subtil qui doit rester rare pour ne pas se galvauder.

Louis Braille n'est pas né aveugle, il l'est devenu à l'âge de trois ans. Après un début de scolarité dans son village de Coupvray, il est admis à l'Institut Royal des Aveugles à l'époque même où Barbier expérimente son système. Actif et intelligent, il comprit immédiatement l'intérêt du codage par points et entreprit de l'améliorer, ce qu'il fit en réduisant de 12 à 6 le nombre de points utilisés ; l'utilisant pour le codage de signes typographiques latins (lettres, ponctuation, notes de musique, etc.) plutôt que de sons. Louis a quelque mal à faire accepter son système, notamment en raison de l'opposition de Barbier qui considère comme fondamental de conserver une transcription des sons (la sonographie) comme une sténographie. Le fait que Louis Braille soit si jeune (il est né en 1809) ne facilite pas sa crédibilité, en dépit de ses propres succès scolaires et des responsabilités qu'on lui confie déjà. Le code Braille ne prend son essor qu'à partir de 1829, pratiquement déjà sous sa forme actuelle.

Forest Stewardship Council (FSC) est un écolabel, qui assure que la production d'un produit à base de bois (ex. meuble) a respecté des procédures censées garantir la gestion durable des forêts. Dans la mesure où la gouvernance de ce label se fonde sur 3 collèges qui à part égale (en nombre de voix) traitent les 3 questions de qualité et performances environnementales, sociales et économiques, le FSC est considéré comme un écolabel, mais aussi comme éco socio label. D'autres à l'inverse, le classe dans la catégorie des labels dits de greenwashing The mission of the Forest Stewardship Council is to support environmentally appropriate, socially beneficial, and economically viable management of the world's forests.FSC develops, supports and promotes international, national and regional standards in line with its mission; evaluates, accredits and monitors certification bodies which verify the use of FSC standards; provides training and information; and promotes the use of products that carry the FSC logo.

Le computer to plate plus communément appelé CTP (littéralement « ordinateur vers plaque ») est un périphérique informatique d'écriture destiné à l'imprimerie, permettant de créer directement les plaques destinées aux presses à partir d'un fichier envoyé d'un poste de travail. C'est l'organe s'intercalant entre le monde prépresse de celui de la presse. À partir d'un fichier PostScript généré par un logiciel dédié de mise en pages sur une station Macintosh ou PC, un poste intermédiaire, appelé RIP (rastering image processor), qui peut être matériel ou plus souvent logiciel, va interpréter le fichier afin d'en faire une image bitmap de chacune des quatre couleurs composant une impression quadri-chromique (ou plus si l'on adjoint des couleurs d'accompagnement ou lors d'une impression hexa-chromique) et qui sera alors tramée. La matrice sera généralement de 2540 dpi (dot per inch ou point par pouce) et chaque point sera alors noir ou blanc. Ces minuscules points vont former la trame qui composera les nuances de chaque couleur allant de 0 à 100 % de la teinte. Cette image dite rastérisée (anglicisme) sera alors envoyée à l'unité d'écriture qu'est le CTP. Là, un système mono ou multilasers va alors insoler ou graver la plaque. Après traitement chimique permettant de révéler et fixer l'image et une cuisson éventuelle de la plaque, celle-ci sera calée en machine (la presse) afin de procéder à l'impression du document. Le procédé CTP est une nouvelle étape dans l'informatisation de l'imprimerie après la précédente étape qui était le CTF (Computer to Film). Certaines presses dites DI (pour Direct Imaging) embarquent directement le système CTP dans la presse, la plaque est alors directement gravée sur le cylindre porte-plaque de la machine. Il existe plusieurs procédés de CTP, tant par le système de report que par les traitements post-insolation. Les procédés les plus anciens sont l'insolation par laser violet où une couche photosensible est impressionnée. L'image est ensuite révélée et fixée chimiquement. Le traitement se fait en chambre noire ou sous lumière actinique. Le deuxième procédé est la gravure thermique, au laser infrarouge (840 nm) où la surface réagit à la chaleur du laser qui peut aller, pour les procédés sans traitement, jusqu'à l'ablation de la surface. Ce dernier système, encore onéreux et peu répandu, a l'avantage d'être écologique puisqu'il n'y a plus de traitement chimique, donc plus de rejet à l'égout de produits toxiques et plus de recyclage onéreux. Ces plaques sont généralement composées d'une base aluminium allant de 0,15 à 0,5 mm d'épaisseur et de différentes couches hydrophiles et hydrophobes. Certaines plaques cependant sont en papier ou en polyester. Il existe plusieurs procédés correspondant à l'appellation CtP :Le « Computer to Plate » décrit ci-dessus. Le « Computer to Presse » qui désigne un procédé identique de gravure des plaques, à la différence que celles-ci sont directement gravées sur les tambour d'impression des presses offset (voir également Direct imaging).Le « Computer to Print » couvrant l'ensemble des impressions numériques (ex. jet d'encre, Xerox laser, Xeikon...) Le bon à tirer, à la fin du travail de photogravure ou de PAO, lorsque la page complète est assemblée, les images et les textes mis en place et les couleurs ajustées, un contrôle est effectué au moyen d'une épreuve sur papier, d'abord dans un but interne pour vérifier le travail accompli et pour soumettre également celui-ci à l'approbation du client. Celui-ci peut alors demander des corrections ou des modifications et une nouvelle épreuve devra lui être soumise. Lorsque le client est satisfait et accepte le résultat, il signe et date cette épreuve qui devient le « bon à tirer » (« BAT »). Ce document déclenche alors le travail de l'imprimeur, la réalisation de la forme imprimante et sera son référentiel (l'étalon en quelque sorte).Il guidera l'imprimeur qui devra se conformer à l'« image » de ce BAT tout au long du tirage.

Le logotype est un sigle représentant un bien ou une production faite par nos propres soins, à des fins de reconnaissance pour être payé, exemple : les peintres, les dessinateurs, sculpteurs, les propriétaires de bétail marquent leurs bêtes, etc. ont chacun leur marque distinctive ; Le logotype s’institutionnalise dès l’invention de l’imprimerie puisque par définition, on dispose d’un type, un dessin en relief réutilisable à l’infini pour distinguer sa production. Les marques d’imprimeurs de labeur sont sans doute les premiers logos modernes. Les imprimeurs de labeur étant souvent à la fois éditeurs et libraires, l’enseigne de la boutique devient l’image qui figure sur la page de titre. Le logotype apparut au début du XIXe siècle, se sont des caractères d’imprimerie regroupant en un seul plusieurs caractères formant des syllabes courantes : tentatives pour faciliter la composition manuelle, qui n’aura pas de suite du fait de la complication du système. L'essor du logo coïncide avec l'industrialisation, le développement de l'économie de marché et l'environnement concurrentiel du XIXe siècle. La publicité se développe et les entreprises ont besoin de créer des identités pour se démarquer et communiquer sur le marché. De plus en plus de fabricants commencèrent donc à inclure un symbole, signe ou emblème sur leurs produits et emballages, pour que tous les acheteurs puissent aisément reconnaître le produit qu'ils voulaient. Les fabricants ajoutent ensuite le nom de la compagnie ou du produit sur leur signe. Le nom prend une forme spécifique chez chaque manufacturier. La création d'un logotype peut être considérée comme une création de graphisme. De nombreux éléments sont à prendre en compte afin de transmettre le message souhaité, tant au niveau des formes que des couleurs. Ainsi, un logotype structuré sur une forme ronde, par sa référence à la Terre, à la nature en général véhicule une image de sécurité, de bien-être et d'apaisement. À l'inverse, le choix de formes triangulaires assure l'idée d'innovation, de progression et de techniques de pointes. Les formes carrées quant à elles font référence à la stabilité et la robustesse. Ces quelques formes de base se retrouvent dans de nombreux logos, et véhiculent ainsi des notions qu'un simple nom ne pourrait parfois suffire à transmettre. Dans cette optique le logo se conforme aux codes admis dans un champ d'activité donné afin d'être immédiatement reconnu comme se situant dans ce champ d'activité. Mais dans ce champ, le logo doit aussi se distinguer le plus possible afin d'être identifié parmi ses pairs. Un travers commun est de se conformer aux modèles préexistants au point de diluer le message et l'identité de l'objet dans un environnement diffus.Les collectivités territoriales ont par exemple multiplié les poncifs dans les années 1970 et 1980 en basant leur logo sur : leur initiale / un code couleur associant le bleu (pour l'eau, mer ou rivière) et le vert (pour la campagne) / des hachures façon Renault « pour faire moderne ».Le choix du recours au logo par rapport à d'autres modes d'identification est aussi à mettre en balance, notamment pour une collectivité territoriale qui dispose d'autres signes. Quelques éléments qui peuvent faire un bon logo : Il Doit être unique, et non sujet à confusion avec d'autres logos, fonctionnel et peut être utilisé dans différents contextes tout en conservant son intégrité, rester efficace reproduit en grand ou en petit, fonctionner en couleurs, mais aussi en une seule couleur (noir sur blanc), ton direct, ou en trames de demi-teintes et enfin être capable de maintenir son intégrité quand il est imprimé sur divers matériaux et objets (la forme du produit peut déformer le logo) Utiliser les principes de base du graphisme (espace, couleur, forme, consistance, et clarté) Représenter la marque ou l'entreprise de manière appropriée. Les règles essentielles énoncées ci-avant sont reprises de l'art plus ancien de l'héraldique (le blason pouvant être considéré comme l'ancêtre du logo), à savoir : Un code couleur simplifié à l’extrême (6 couleurs de base) en suivant une règle de bon sens qui est de combiner couleurs claires et couleurs foncées. Une construction à base de combinaisons de formes géométriques. Un grand style d'éléments graphiques. En moyenne la création d'un logo est estimée entre 500 à 3 000 € et en fonction des propositions et d'autres règlementations qui l'entourent ; Dans certains cas comme les compagnies connues SNCF- AIR FRANCE, voir ceux de notre République …ils deviennent alors bien plus coûteux.

Le grand tournant de cette fin de siècle fut l'apparition des premiers ordinateurs personnels et surtout des Macintosh, à partir de 1984, qui ont vu la démocratisation de la publication assistée par ordinateur (PAO), auparavant réservée aux mainframes et à la mini-informatique. Ce micro-ordinateur a permis avec un budget artisanal de tout faire sur le même poste : acquisition d'images numérisées, retouche d'images, création de dessins vectoriels, mise en pages avec des logiciels dédiés, permettant d'amalgamer textes et images. Ces opérations étaient déjà possibles sur des systèmes dédiés mais au coût prohibitif. Le Macintosh, en particulier, a permis de rendre ce métier accessible tout en provoquant certains dérapages : en effet, la démocratisation d'une technique ne démocratisait pas pour autant le savoir-faire associé (connaissance par exemple des règles typographiques, incontournables dans le domaine professionnel). Parallèlement à l'évolution de la composition, toute la chaîne graphique se met à connaître de profonds bouleversements. Ainsi, à partir du poste de composition, photogravure et mise en page sont venus s'adjoindre divers périphériques d'écriture tels que les CtF (Computer to Film), appelés aussi flasheuses, qui permettent d'insoler les films de chacune des couleurs d'impression (quatre dans le cas de la quadrichromie) afin de produire les plaques par transfert optique. Ce progrès permet de se passer du montage manuel des mises en page. Le transfert optique fait cependant perdre de la définition dans les points de trame et ne dispense pas de retouches sur plaques, car il peut y avoir des « pétouilles », dépôts parasites dus à des poussières. L'évolution suivante a été le CTP (Computer to Plate) — graveur de plaques — où le film a été remplacé par la plaque (base aluminium en général, parfois en polyester) qui sera alors insolée ou « gravée » directement à partir du fichier électronique. Ensuite, l'opérateur n'a plus qu'à caler ses plaques directement sur la presse. Dernière évolution en date, concernant la presse offset classique, c'est l'embarquement du système CTP sur la presse. C'est ce que l'on appelle le DI (Direct imaging). Il n'y a alors plus d'opération intermédiaire entre le poste de mise en pages et la presse, la gravure se faisant directement sur le cylindre porte-plaque de la presse offset. Avantage : repérage exceptionnel des différents groupes et économie de temps de calage. Un autre créneau nait de l'évolution des photocopieurs : les presses dites numériques où tout le système classique a été remplacé par des systèmes de transfert d'image du type photocopieurs, permettant alors des tirages instantanés et fidèles du document d'entrée (fichier, épreuve…), avec un coût largement supérieur qui le réserve dans un premier temps, aux courts tirages (thèses, autoédition…).Connectés à des bases de données, ces procédés d'impression numérique permettent également de produire des documents contenant des textes et des images variables : annuaires, horaires, tarifs, catalogues simple...